Et toi, t’y crois au père Noël ?

Aaaahhh ! Bientôt Noël… Cette période est toujours un peu à part pour moi. D’un côté, l’ambiance de Noël, ses petites lumières clignotantes, ses décos, ses bonnes bouffes… une sorte de magie quand même ! D’un autre côté, il fait dégueu, les enfants sont épuisés et donc très relou, les nez coulent et les nuits sont ponctuées de toux plus ou moins… productives, quant à ma patience, elle frôle le niveau zéro. Bref, j’aime et j’aime pas, quoi (oui, je sais, je suis chiante).

Mais le plus gros événement de point de vue de mes filles en ce moment, c’est la venue imminente du barbu ventripotent, j’ai nommé le Père Noël.
Valentine, 6 ans et demi, fréquentant assidument les cours de recré de la “grande école”, le primaire quoi, je m’attends d’un moment à l’autre à ce qu’elle découvre la plus grande fraude de l’enfance : le père Noël n’existe pas.

Je suis d’autant plus sensible au sujet que dans mon autre vie, pas celle de maman donc, celle de la fille qui travaille, j’ai été confronté au “problème”. En fait, dans mon autre vie, je bosse dans un magazine pour les 9-13 ans. Et dans un de mes papiers, j’ai pris pour acquis qu’à 9 ans on savait que le gros barbu était une vue de l’esprit, une invention. Et je me suis fait étripée par un père de famille dont la fille de 10 ans a découvert en lisant ma prose que ses parents lui mentait depuis une décennie :)

Du coup, je me suis renseignée pour savoir comment gérer la chose lorsque ma fille me poserait la question. Et j’ai trouvé un texte super intéressant sur LE Plus de l’OBS, écrit par un psychiatre qui explique en gros ET JE SCHÉMATISE ET RÉSUME CARRÉMENT : Si l’enfant pose la question, c’est qu’il capable d’entendre la réponse. Et que leur avouer cette énorme supercherie, c’est accepter de les laisser grandir.

J’aime bien cette conception et j’ai décidé de la faire mienne.

Bon, OK, je me suis retrouvée comme deux ronds de flan quand Valentine m’a cueillie au p’tit dej, les yeux collés et en explosion capillaire en me demandant : “Maman, t’y crois toi au Père Noël ?” Concentration, réflexion, analyse de la question, décollage des yeux… Je me rends compte qu’elle n’aborde pas du tout la chose comme le type l’avait dit et comme j’avais prévu.

J’ai donc sorti mon arme Numéro 2 (la une étant un “J’en sais rien” assez pathétique), et je lui ai renvoyé la question : “Et toi t’y crois ?”. Réponse de l’intéressée : Oui. Bon ben OK. Soit elle a eu pitié de moi, soit elle veut profiter encore un peu de ce petit jeu.

On verra bien.

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