Les nerfs de la guerre / La guerre des nerfs

Dès mes premiers mois de jeune maman, on m’a tout de suite mise au parfum : avec les enfants, les deux nerfs de la guerre sont la nourriture et le sommeil.

Pourquoi ces deux points sont hyper importants ?

Pour les parents, d’abord, parce qu’ils s’inquiètent toujours de savoir que leur progéniture grandit bien et est en bonne santé, et ça, ça passe par de bons repas, et puis parce que des parents crevés ont besoin que leurs enfants dorment (c’est mieux pour tout le monde).

Et pour les enfants, ces deux points sont cruciaux parce qu’ils comprennent bien vite qu’ils sont primordiaux pour leurs parents. C’est un peu comme dans les combats de gladiateurs : il ne faut pas qu’ils sentent la peur dans tes yeux. S’ils sentent que tu stresses pendant les repas, que tu paniques à l’idée qu’il ne finisse pas son assiette, que tu accoures dès qu’il pousse un cri la nuit… C’est la fin des haricots, Coco.

Pour ce qui est du sommeil, je n’ai jamais eu trop de problème avec mes enfants (enfin, passés les 3 mois réglementaires de valoches sous les yeux et de berçage les yeux collés). Du coup, je me sens assez sereine pour donner des conseils.

• Une fois qu’ils sont (à peu près) réglés : ne JAMAIS leur donner à manger la nuit s’ils se réveillent (c’est comme pour les Gremlins).
Un médecin m’a un jour fait la remarque que quand nous, adultes, on fait une insomnie, souvent on va grignoter. Et bien, les bébés/enfants sont pareils ! Si on leur propose un biberon la nuit, ils vont le prendre, trouver ça cool, et réclamer la nuit d’après.

• Ne JAMAIS les prendre dans votre lit parce qu’ils râlent et n’arrivent pas à dormir. Je ne parle évidemment pas pour celles et ceux qui pratiquent le co-sleeping.

• Les laisser pleurer. Je sais, c’est chaud. Surtout quand on a d’autres enfants, quand on habite en immeuble et qu’on a peur de réveiller tout le monde et de se faire pourrir par les voisins. Mais je crois que c’est la seule solution. Évidemment, on ne les laisse pas pleurer toute la nuit, hein ! Mais ils doivent apprendre à se rendormir seuls. Normalement, en une ou deux nuits, c’est réglé. Ils comprennent que personne ne viendra les rendormir et ils le font seuls.

En revanche, pour ce qui est de la nourriture, j’avoue que j’avais un peu de mal à appliquer mes propres conseils. Notamment, le soir. Quand la Mini refuse de manger, à base de tournage de tête, de coups dans la cuillère pleine de soupe, de hurlements, de contorsions façon L’Exorciste, je confesse que j’ai tendance à essayer par tous les moyens de lui faire avaler sa soupe. Je crois que c’est surtout la peur du réveil à 5 heures du matin affamée qui me bloque. On chante, on fait des bruits d’animaux, on regarde le chat qui passe 15 fois devant la chaise haute, sa sœur danse devant elle pour l’occuper… Bref on tente tout. Jusqu’à hier soir ! Oui, hier soir, j’ai repris le pouvoir, et je suis pas peu fière !

Hier soir, après deux cuillères de soupe, la Miss a commencé à râler, à tourner la tête. J’ai essayé une fois : la soupe a atterri sur mes genoux. Deuxième fois, elle m’a fait un geyser avec sa bouche et je me suis retrouvée mouchetée de soupe potiron/tomate. Il n’y a pas eu de troisième fois. Tu ne veux pas manger ? Tu pars au lit. Hop !

Elle a râlé dans son lit une vingtaine de minutes. Et puis c’est endormie à 20 heures. Et s’est réveillée à 7 h 30 ce matin, comme une fleur (affamée, la fleur).

J’ai pas gagné la guerre, mais une bonne bataille quand même !

Belle journée à vous et bon week-end !

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