Le premier vol en solo

Vous les connaissez ces enfants qui prennent l’avion avec leur petite pochette accrochée au cou… Ces enfants que les parents laissent voyager seuls, les monstres. Eh bien, cette année, j’ai franchi le cap et ai laissé ma grande (pas encore 5 ans) partir seule. Résultat des courses : j’ai flippé, elle a adoré.

D’abord il faut savoir que les enfants peuvent voyager seuls à partir de 4 ans. Ça me paraît hyper tôt, mais il faut bien avouer que c’est pratique (et économique. Je rougis en écrivant ce mot, mais faut avouer). Donc, rien de compliqué de prime abord, en réservant le billet, il faut juste bien cocher la case “Enfant non accompagné”. Et il n’y a que Air France qui propose ce service en vols intérieurs, donc le choix est vite fait.

Il faut ensuite remplir les papiers indiquant qui amène le chérubin à l’aéroport et qui viendra le chercher.

Là, où j’ai trouvé ça plus compliqué, c’est le jour J.

Il faut être à l’aéroport avec bagage enregistré environ 1 heure avant le départ du vol. Et environ 45 minutes avant le décollage, le moment déchirant de l’abandon de l’enfant arrive. Sauf qu’en fait, j’étais tellement énervée que j’ai pas été triste. Une hôtesse embarque ta fille, sans lui demander son prénom, sans trop lui dire de bien la suivre, et en te laissant à peine 30 secondes pour bisouter/chialer/faire au revoir avec la main. J’ai donc vue ma poulette partir passer le contrôle, complètement paumée au milieu d’un Orly le 8 juillet, avec une hôtesse qui regardait à peine si elle avait le bon nombre d’enfants avec elle. Aaaarghhh !

Côté matériel, connaissant assez bien ma progéniture, j’avais décidé de l’envoyer dans l’avion les mains vides. Elle adore dessiner, elle aurait adoré avoir ses doudous avec elle, mais je la connais, elle aurait été capable d’en oublier la moitié dans l’avion, de les faire tomber à 20 reprises pendant le vol. Bref j’avais opté pour la sécurité. Surtout qu’on m’avait bien dit “T’inquiète, ils vont lui donner des coloriages, des petits crayons… Elle aura de quoi s’occuper.” Eh ben, nada. Que dalle. Zéro. Ils ne lui ont rien donné. Heureusement, elle voyageait avec une autre petite fille qui avait des coloriages Princesses et lui en a prêté (elle est donc tout de suite devenue son idole).

Il faut ensuite attendre que l’avion ait décollé pour pouvoir quitter l’aéroport. Glauquitude de l’errance dans le hall de départ alors que ton enfant est certainement perdu, monté dans un vol en direction d’Oslo parce que cette **** d’hôtesse l’a pas bien surveillée (oui, je suis assez positive lorsqu’il s’agit de mes enfants. Pas du tout du genre à penser au pire).

Bon, comme une bonne mère, j’avais prévu un petit gilet (oui, ça fait un peu mémère) pour le vol car je trouve qu’il y a toujours trop de clim. Et en arrivant à ma voiture les larmes aux yeux d’avoir abandonné la chair de ma chair, je me suis rendu compte que j’avais gardé le gilet dans mon sac… #MomFail

Ensuite, je suis passée en mode apnée pendant toute la durée du vol (50 minutes, c’est vachement sans respirer n’empêche), et ai poussé un grand ouf de soulagement lorsque j’ai reçu le SMS de mes parents : “Poulette bien arrivée, elle a adoré.”

Vous l’aurez compris, j’ai trouvé cette épreuve du vol UM (comme on l’appelle) assez traumatisante… Ma fille a trouvé ça génial ! Elle est pressée de faire le retour seule “comme une grande”.OK. Maman va prendre un petit Lexomil…

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